L'innovation a longtemps été pensée comme une force de progrès, créatrice de valeur et moteur de développement. Mais que devient cette notion quand elle se heurte aux limites planétaires ? Peut-on encore innover quand il s'agit moins de produire plus que de réduire notre empreinte, moins de croître que de régénérer ?
Réconcilier créativité et sobriété
Ce questionnement traverse mes recherches sur les nouvelles formes de management de l'innovation. Je m'intéresse aux organisations qui tentent de réconcilier créativité et sobriété, développement de nouveaux produits ou services et respect des équilibres écologiques. Ces tentatives bousculent les catégories traditionnelles du management de l'innovation.
Sciences naturelles et sciences sociales
Un axe particulier de ce travail concerne l'articulation entre sciences naturelles et sciences sociales dans les processus d'innovation. Comment les connaissances sur le vivant — écologie, biologie, sciences du climat — peuvent-elles irriguer les pratiques innovantes ? Quels nouveaux régimes de conception émergent de cette hybridation ?
Innovations de renoncement
Je m'intéresse également aux « innovations de renoncement » : ces situations où innover signifie arrêter, réduire, simplifier plutôt que d'ajouter de nouvelles fonctionnalités. Ces innovations négatives, encore peu étudiées, constituent peut-être l'un des défis majeurs du management contemporain.