Les ingénieurs occupent une place singulière dans les transformations écologiques contemporaines. Formés pour concevoir, optimiser, résoudre des problèmes techniques, ils se trouvent aujourd'hui confrontés à une question qui déborde le cadre de leur expertise : comment mettre leurs compétences au service d'un monde soutenable ?
Bifurcations et transformations
Mes travaux explorent les différentes formes d'engagement qui émergent au sein des professions techniques. Certains ingénieurs choisissent de « bifurquer », quittant des trajectoires toutes tracées pour rejoindre des organisations à mission ou créer des activités alignées avec leurs valeurs. D'autres tentent de transformer les pratiques de l'intérieur, négociant au quotidien entre les contraintes de leur organisation et leurs convictions personnelles.
Tensions et négociations
Cette recherche s'intéresse particulièrement aux tensions que ces ingénieurs expérimentent : entre expertise technique et savoirs situés, entre efficacité et sobriété, entre loyauté organisationnelle et responsabilité écologique. Comment ces tensions se négocient-elles ? Quelles nouvelles formes d'expertise et de légitimité émergent de ces parcours ?
Collectifs et réseaux
Au-delà des trajectoires individuelles, je m'intéresse aux collectifs et aux réseaux qui se constituent pour porter ces questionnements : associations professionnelles alternatives, collectifs inter-entreprises, groupes de réflexion. Ces espaces constituent des laboratoires où s'inventent de nouvelles manières de pratiquer l'ingénierie.